Cameroon -'Ōlelo: Ma hope o ka Makeʻana o Tino Baroza, hoʻonuiʻia ke kahiki i kākauʻia i ka Guitarist

Comme à l’accoutumée de nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage à ce guitariste de génie.

Vincent Nguini, Mbarga Soukouss, Mballa Rogers, Anne Marie Nzié, Lisa T, Natacha Bizo, Clarisse Wopso, Franck de Blaiso. Ces deux dernières années, de nombreux artistes camerounais de génie sont décédés sans avoir pu expérimenter de leur vivant, le culte, l’adoration, et surtout la considération que l’on accorde aux virtuoses de la musique sous d’autres cieux.

Quelquefois, certains d’entre eux, après avoir élaboré de leur génie les compositions les plus abouties, se sont enfoncés dans les méandres de l’oubli, où, parfois, en proie à l’indigence la plus criarde, seuls leurs cris de détresse permettaient aux mélomanes de se rappeler au bon souvenir de ces derniers. Le temps d’un instant, le temps d’un souvenir, et puis «Basta!». Ces derniers ne susciteront encore la même compassion, que le jour de leur mort. Cette tendance malsaine s’est encore vérifiée après la mort de Tino Baroza.

Quelques heures seulement après le décès de ce Guitariste émérite, de nombreuses personnalités ont tenu à lui rendre des hommages appuyés. Pour l’homme Politique Sosthène Fouda «c’était un artiste rare, Culte». Quant à l’écrivain Joseph Fumtin, il pense que «Tino Baroza a élargi le champ du possible dans le monde du Bikutsi». Rodrigue Tongue, Journaliste en service à la télévision privée Canal2, considère même le défunt comme le seul égal du regretté Epeme Theodore dit Zanzibar.

Mais au-delà de ces confessions au relent laudateur, Ariel Ketchiemen, auteur de l’ouvrage «les icones de la musique camerounaise » e noʻonoʻo Tino Baroza aurait pu aller encore plus loin dans son art, mais «la piraterie, les problèmes de droits d’auteur, n’ont pas facilité son éclosion» Pense t–il.

Mais, ces nombreux problèmes, auxquels on cherche encore des solutions, l’ont surtout empêché de vivre convenablement, de bénéficier des retombées financières de son art .Comme la plupart des génies de la musique camerounaise, il est mort dans la nuit du 03 au O4 avril 2019 dans la pauvreté la plus abjecte, rongé par une longue maladie.

Tino Baroza de son vrai nom Jacques Atini a marqué de son empreinte tous les groupes de musique au sein desquels il a joué. Que ce soit avec Les «Warriors» au coté de Biba Bi Nfana, Toundé Ondoa, où au sein des «Têtes Brulées», Tino a toujours joué sa partition à la perfection. Désormais, c’est au paradis qu’il fera grincer les cordes de sa guitare, au coté du guitariste congolais Emmanuel Tshilumba Wa Balozi dit Tino Barozza, son idole à qui il a rendu hommage en prenant le même nom de scène que lui.

Uaʻike muaʻia kēiaʻatikala https://actucameroun.com/2019/04/06/cameroun-temoignages-apres-la-mort-de-tino-baroza-les-hommages-adresses-au-guitariste-se-multiplient/